Les recettes budgétaires totales des Etats membres de l'Union ont, en fin mars 2011, atteint plus de 1.000 milliards de francs Cfa contre 973,1 milliards un an plus tôt, souligne la première note trimestrielle de conjoncture dans l’union économique et monétaire Ouest africaine (Uemoa) de l’année 2011.
Les recettes budgétaires totales des Etats membres de l'Union se sont chiffrées, en fin mars :
2011, à 1.061,0 milliards contre 973,1 milliards un an plus tôt, en liaison avec la hausse respective de 7,7% et 23,5% des recettes fiscales et non fiscales, selon la première note trimestrielle de conjoncture dans l’Uemoa de l’année 2011, éditée par la banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao). S’agissant des dépenses et prêts nets, ils se sont accrus de 8,1 %, passant de 1.046,9 milliards au premier trimestre 2010 à 1.132,1 milliards sur la même période de l'année 2011.
Cette situation, selon la Bceao, est en relation principalement avec la hausse des dépenses courantes qui ont enregistré une augmentation de 8,3 %. En ce qui concerne les dépenses en capital, elles sont passées de 339,7 milliards en mars 2010 pour s'établir à 384,5 milliards en mars 2011. Cette performance est due à la reprise de certains projets et programmes d'investissement dans les infrastructures de transport routier, notamment au Mali, au Sénégal et au Togo, réalisant ainsi un accroissement de 13,2 %.
La Banque centrale note que les cours mondiaux des produits alimentaires, sont en hausse au premier trimestre 2011, dans le prolongement de la tendance observée depuis le second semestre 2010 et que l'indice des cours produits alimentaires de l'Organisation des nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (Fao) a enregistré une hausse en glissement annuel de 36,5 % à fin mars 2011.
Tensions inflationnistes
Elle assure également que les plus fortes augmentations des cours sont observées pour les céréales, les oléagineux, les produits laitiers et le sucre. En effet, les cours internationaux des céréales en mars 2011 sont en progression de 60,0 % par rapport à leurs niveaux à la même période de 2010. C’est ainsi que les cours du blé sont en hausse de 65,8 %, en liaison avec la baisse de la production mondiale, consécutive notamment à la sécheresse en Russie. La Bceao constate une persistance des tensions inflationnistes dans l'Union au premier trimestre 2011.
Ainsi, le taux, en glissement annuel, est passé de 1,3% à fin septembre 2010 à 3,9% à fin décembre 2010 et se situe à 3,7% en mars 2011. Quant à la progression des prix, elle résulte du renchérissement des denrées alimentaires et de la progression des prix des carburants dans la plupart des pays. Les taux d'inflation les plus élevés sont observés en Côte d'Ivoire (5,1%) et en Guinée-Bissau (5,0%).
Mamadou SY - Le Soleil


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