La corruption routière fait perdre aux pays de Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), 95 à 146 milliards FCFA par an, selon des statistiques rendues publiques par l'organisation au cours d'un atelier, ce mecredi à Bamako.
Selon ces statistiques, cette perte représente au moins 8% des coûts généralisés des transports dans cet espace où 90% des échanges intra-communautaires sont effectués par la route avec un réseau routier de 274 416 km dont 26 753 km bitumés.
Quant à la pratique systématique de surcharge, elle est pratiquée par 40 à 90% des camions provoquant la dégradation précoce des routes dont la durée de vie se réduit entre 5 et 10 ans au lieu de 15.
Ces surcharges occasionnent également des coûts supplémentaires d’entretien et de réhabilitation qui avoisinent annuellement 30 à 40 milliards FCFA par pays.
La multitude des contrôles routiers, la complexité des procédures et des documents de transit, les longues attentes aux frontières, les pertes de temps au cours des contrôles routiers et la perception de frais illicites, constituent entre autres des entraves à la circulation des biens et des personnes dans l’espace UEMOA.
La qualité médiocre du réseau routier et du parc automobile de l’Union, les coûts de transports élevés, le manque de professionnalisme et la précarité ont été également identifiés comme un frein au développement des échanges dans les pays membres.
La densité du réseau est de 7,8 km pour 100 km2 pour la zone UEMOA, comparativement à 40 km pour 100 km2 pour l’Afrique et 400 km pour 100 km2 pour l’Europe, déplore-t-on.
AfriqueEnLigne


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