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La conférence du Mauritanien, précisément l’homme de TEEKAAN, si dans un sens enrichi le débat, le natif de TOORO dans un autre sens, ne partage pas les points de vue de l’historien guinéen et du politique sénégalais sur la relation que la diaspora doit avoir avec les pays dans lesquels elle vit.

Pour KANE, la diaspora peule doit aujourd’hui tenir compte des nouvelles réalités dans les pays d’accueil, surtout les contraintes qui pèsent sur elle, sur leurs familles et sur leurs enfants qui sont d’ailleurs nés et ont grandis dans ces nouveaux milieux. Partant de cette réalité, il faut reconnaître que ces milieux font partie désormais de leur univers culturel, de leur éducation et définissent, dans un sens, leur personnalité.

Par conséquent, c’est dans ces milieux, que la diaspora doit chercher à prendre pied, doit chercher à intégrer, tout en participant à toutes les gestions des affaires de la cité. En prenant part, très intensément, à toutes les activités politiques, économiques et sociales des pays d’accueil: pour lui, elle ne doit pas se marginaliser. Monsieur N’DIAYE –KANE, voit ces pays d’accueil, comme étant l’avenir de ces enfants issus de la diaspora. Même si Monsieur Kane ne prône pas une rupture radicale avec le cordon ombilical qui lie les enfants avec leurs pays d’origine, il pense que l’intégration dans ces milieux serait le meilleur choix, pour éviter à ses enfants de vivre encore de nouveaux problèmes.

Cependant, Monsieur KANE, n’est pas un adepte d’une aliénation culturelle ou d’un renoncement de soi et de ses valeurs. Mais, il préconise, ce que nous pouvons appeler une intégration partagée. C’est-à-dire accepter de partager ses particularités, ses singularités linguistiques, culturelles, culinaires… avec les autres, mais tout en s’ouvrant aussi aux richesses de vos semblables. C’est qui peut apparaître comme une « philosophie du donnant-donnant »

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