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Les élèves de la ville de Ouagadougou observent, lundi, un arrêt des cours pour soutenir leurs enseignants en grève pour revendiquer de meilleures conditions de vie et de travail.

Les élèves qui ont sillonné certaines artères de la ville, se sont rendus au Premier ministère avant de se regrouper au ministère de l’Education nationale et de l’Alphabétisation (MENA). Ils ont brûlé des pneus sur la voie publique et brisé des vitres de leur département ministériel.

 

« C’est pour éviter une année blanche que nous avons décidé de soutenir nos enseignants en grève pour demander de meilleures conditions de vie et de travail », a martelé un manifestant en tenue scolaire pour justifier leur manifestation.

Les manifestants invitent le gouvernement à examiner les doléances des enseignants afin que les activités pédagogiques reprennent dans les établissements scolaires et que les examens de fin d’année puissent se tenir.

« Nous sommes en retard dans les programmes d’enseignement. Il faut que le gouvernement réagisse vite pour nous éviter une année blanche », a dit Souleymane Zombré en classe de première au Lycée Bogodogo.

Soulignant qu’ils (élèves) veulent étudier, un élève de la classe de terminale, Moussa Tiemtoré invite l’Etat à prendre des mesures pour revaloriser le métier d’enseignant afin que ces derniers aient de meilleures conditions de vie et de travail.

« Le meilleur investissement qu’un pays doit faire, c’est dans l’éducation. Il faut que le gouvernement sache que nous avons des besoins et que les élèves et les professeurs sont complémentaires », a laissé entendre une élève, Maimouna Salembéré de la classe de première.

Le mouvement de grève observé par les enseignants pourrait empêcher l’organisation des épreuves sportives du Brevet d’études du premier cycle (BEPC) qui se tiennent actuellement sur toute l’étendue du territoire.

Le syndicat national des enseignants du secondaire et du supérieur (SNESS) observe un arrêt de travail pour exiger la satisfaction de sa plateforme revendicative. Ces revendications portent sur des questions indemnitaires, les avancements, le reclassement des conseillers pédagogiques et la réduction des effectifs dans les classes.

Expliquant les raisons du bras de fer entre son syndicat et le gouvernement à moins d’un mois des examens scolaires, le secrétaire national du SNESS, Emmanuel Dembélé a dit qu’une plateforme revendicative a été déposée conjointement par sa structure et la Fédération du syndicat des travailleurs de l’éducation et de la recherche (F-SYNTER), le 5 janvier 2011.

Rappelant qu’il a fallu attendre un mois et demi pour avoir une première audience avec les responsables en charge de l’éducation et suite à laquelle, il n’y a pas eu de propositions satisfaisantes, M. Dembélé a souligné que toutes les audiences eues sont restées au même niveau, rien que des promesses.

Si le gouvernement fait des efforts pour satisfaire la plateforme des enseignants, M. Dembélé promet que les examens de fin d’année ne seront pas compromis. « C’est justement pour que les gens prennent conscience du danger que nous courons à garder le silence sur la plateforme revendicative que ce sit-in de 1 heure est observé tous les jours jusqu’à satisfaction de la plateforme ».

Espérant que quelque chose sera fait d’ici là, M. Dembélé a prévenu que les enseignants ne seront pas responsables de ce qui va arriver si les responsables de l’éducation gardent le même silence sur leur plateforme revendicative. (Xinhua)

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