APA-Dakar (Sénégal) Le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, s’est dit profondément préoccupé par l’impasse politique persistante en Côte d’Ivoire indiquant que la situation dans ce pays prend « une tournure inquiétante en raison des événements qui se déroulent actuellement et qui pourraient aboutir à une violence généralisée.
Un communiqué des Nations Unies rappelle que ces événements comprennent notamment « les menaces lancées récemment par quelques commandants des forces de sécurité nationales de recourir à des solutions militaires, la confrontation qui a eu lieu entre les Forces nouvelles et les forces de sécurité nationales près de l’Hôtel du Golf le 13 décembre".
Il cite également "les marches prévues par les militants du Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix », a fait remarquer le porte-parole de Ban Ki-moon, Martin Nesirky.
L’armée loyale à Laurent Gbagbo a indiqué ce mercredi dans un communiqué lu à la radiotélévision d’Etat par son porte-parole, le lieutenant-colonel Hilaire Babri-Gouhourou, qu’elle tiendra "pour responsable" l’envoyé spécial de l’ONU, Young-Jun Choi, des violences qui pourraient survenir jeudi lors des marches prévues par le camp du président élu et reconnu par la communauté internationale, Alassane Ouattara.
Les pro-Ouattara prévoient de marcher jeudi sur la radiotélévision d’Etat pour y installer le nouveau Directeur général nommé par le président élu. Le lendemain, vendredi, ils comptent investir le siège du gouvernement où Guillaume Soro, premier ministre sortant reconduit dans ses fonctions par Alassane Ouattara, compte s’installer.
« Le Secrétaire général réitère son appel à toutes les parties ivoiriennes ainsi qu’à leurs sympathisants pour qu’ils fassent preuve de patience et s’abstiennent de toute action qui puisse, de manière accidentelle ou délibérée, mener à la violence », a-t-il encore dit le porte parole onusien.
Pour lui, « dans un climat politique actuel aussi tendu, de telles actions pourraient avoir des conséquences imprévisibles, y compris le retour à la guerre civile ».
Ban Ki-moon a réitéré à cette occasion son appel à Laurent Gbagbo « à respecter la volonté du peuple ivoirien, exprimée de façon démocratique lors du deuxième tour de l’élection présidentielle, et à se retirer afin que le Président élu Ouattara puisse assumer son mandat ».
Il dit rester en contact étroit « avec toutes les parties ivoiriennes, ainsi qu’avec les dirigeants régionaux et internationaux qui continuent d’exiger une sortie pacifique de la crise et le respect de la volonté du peuple », a précisé son porte-parole.
Afrique Avenir


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